
Térence Isart est professeur agrégé de Lettres Modernes et doctorant contractuel à l’université Bordeaux Montaigne. Il découvre Lolita au lycée, en classe de première, et sa fascination pour la virtuosité de l’écriture nabokovienne, mêlée d’une défiance à l’égard de voix narratives particulièrement troubles, ne s’est jamais démentie depuis lors. Parmi ses œuvres préférées, Pale Fire, The Gift, La Vénitienne et Signs and Symbols figurent en bonne place. Après un mémoire de Master portant sur les enjeux de la narration non-fiable dans Pale Fire et dans A Pale View of Hills de Kazuo Ishiguro, il a entamé en septembre 2025 sous la direction d’Isabelle Poulin une thèse de littérature comparée qui s’intéresse à la question du trompe-l’œil dans l’œuvre de Vladimir Nabokov, à la croisée de la narratologie et de l’intermédialité. La thèse entend ainsi réexaminer les manifestations concrètes de la peinture et leurs fonctions dans son œuvre, à la lumière de l’épistémologie de
l’image, mais elle nourrit également l’ambition de forger un nouveau paradigme pour envisager la réception de récits trompeurs qui fonctionnent à la manière d’illusions picturales, et dont le déchiffrement est susceptible de donner lieu à une intelligence du monde. Son premier article sur Nabokov, qui porte sur l’intertextualité proustienne dans Pale Fire, paraîtra fin 2026 dans la Revue d’études proustiennes aux Classiques Garnier.
